﻿ premier ministre, Dominique de Villepin, a affirmé, mercredi 8 juin à l'Assemblée nationale, vouloir "fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche".

Le chef du gouvernement a reconnu, lors de son discours de politique générale, que les Français avaient exprimé lors du référendum du 29 mai "leurs souffrances, leurs impatiences, leurs colères". "Avec vous, représentants de la nation, je veux fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche."

La France reste "engagée dans le projet européen" et la victoire du non au récent référendum sur la Constitution européenne ne doit pas être interprétée "comme le signal d'un isolement français", a aussi affirmé le premier ministre. Selon lui,  la victoire du non, "n'est pas l'expression d'une France contre une autre".
Il a annoncé que "le cap des lois votées par le Parlement", notamment sur l'école, sous l'ère de Jean-Pierre Raffarin, "sera tenu", en rendant hommage à son prédécesseur.

Le premier ministre a ensuite déclaré qu'il ne fallait pas "choisir entre volonté et liberté d'entreprendre" et que lui-même optait "résolument" pour "le parti de l'action", "sans préjugé ni dogmatisme".

Selon lui, le gouvernement dispose de "marges de manœuvre budgétaire étroites" et qu'il faut "les reconquérir pas à pas".